lundi 1 janvier 2007

La Foire aux bestiaux (Convention MLA)

Tous les ans entre Noël et le Jour de l'an, les littéraires et linguistes américains se retrouvent pour un congrès géant, le MLA (Modern Languages Association). 10000 participants, plus de 700 panels, le tout au meilleur moment de l'année, quel programme. C'est aussi là que se déroulent 80% des entretiens d'embauche universitaires dans la branche. Les universités rencontrent le plus souvent 5 à 25 candidats au congrès, en sélectionnent 3 pour une visite du campus en février, et font leur offre à l'heureux élu en mars. Toutes les universités ne suivent pas ce processus, mais les entretiens du MLA sont tout de même la norme, et le congrès accueille donc énormément de candidats stressés qui passent 1, 2, ou même 9 entretiens en 3 jours. Le plus amusant dans l'affaire, ce n'est même pas l'atmosphère électrique dans les hôtels, où les jeunes doctorants ou profs tout pâles en costumes et tailleurs se promènent en révisant leurs réponses, mais c'est le rituel des entretiens lui-même. Les candidats doivent les passer soit dans une chambre d'hôtel réservée par l'université, soit dans un hall géant où des dizaines de tables sont disposées pour accueillir un comité et ses candidats les uns après les autres. Dans les deux cas, l'ambiance est filmesque: intimité absurde de la chambre d'hôtel, ou ambiance salon de l'agriculture dans le hall géant.
j'ai eu un entretien en chambre d'hôtel il y a deux ans, un exercice utile mais probablement catastrophique. Cette année, pas d'entretiens malheureusement, mais je suis allée au congrès tout de même, pour plusieurs raisons: ce n'était pas trop loin (Philadelphie, 5 heures de train), je pouvais y écouter de bonnes interventions dans les panels, visiter un peu la ville, et surtout, beaucoup de mes amis et profs de UCLA y allaient aussi. Ce genre de congrès est le meilleur moyen de se voir une fois par an. D'ailleurs, le plus important comme dans tout congrès, ce n'est pas les panels mais les pauses café, les dîners et les cocktails.


Alors j'ai revu mes profs Ross Shideler et Kathleen Komar, mes mentors de UCLA (sur la photo prise en juin, à ma gauche, Ross et mon autre prof Katherine King, et à ma droite, Kathleen Komar).



J'ai aussi pu revoir Magdalena Edwards, ma belle demoiselle d'honneur et amie de littérature comparée à UCLA, et son mari Vlad. Ils se sont mariés en juillet 2006. Elle écrit sa thèse, et lui fait médecine. Ici une photo à l'enterrement de vie de jeune fille de Magdalena, en juin.

J'ai vu William Hendel, cher ami de littérature comparée, qui vient de finir son doctorat (BRAVO William!!!). Il enseigne en ce moment le français à l'université de Memphis pour 1 à 3 ans. Ici on voit William et Peter au petit déjeuner chez Emil's en juin.





Et puis il y avait Joseph Jenkins et Rossella, aussi très bons amis de Los Angeles, et leur petit Luca, qui aura un an dans quelques jours! Ils sont en ce moment à Irvine un peu au sud de Los Angeles. Sur la photo on voit Rossella et Luca en juin à L.A.






J'ai loupé David Fieni, ce qui est compréhensible puisqu'il avait 6 entretiens! Il vient lui aussi de terminer sa thèse (BRAVO David!!!) en littérature comparée à UCLA. Il est spécialiste en français et en arabe, profil très recherché en ce moment! Photo de juin.


Enfin, j'ai aussi vu Véra Klekovkina, amie de UCLA et qui attend une petite fille pour février. Deux entretiens avec un joli bidon de 7 mois, pas facile! Bref, voilà pour les aventures du MLA, l'occasion de présenter ici quelques-uns de nos meilleurs amis. Malheureusement Peter n'a pas pu m'accompagner au MLA, mais nos amis nous rendrons visite à Boston un de ces jours, on l'espère.

Le dernier jour, en route vers la gare, j'ai pu prendre quelques photos sympa de Philadelphie, ville pleine d'histoire et de contradictions aussi.








C'est une des villes les plus importantes, avec Boston, dans l'histoire de l'indépendance américaine. Les bâtiments y sont superbes, et le centre ville sympa, mais tout est un peu en construction, il y a un très grand nombre de sans-abris, et on n'a pas envie de s'y promener le soir. Les banlieues résidentielles sont sans doute beaucoup plus attrayantes. De retour samedi 30, je suis rentrée juste à temps pour aller acheter les huîtres du réveillon!

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